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Effectuer un échange standard moteur est une
opération définie par le décret n° 80-709 du 5 septembre 1980 relatif aux
“fraudes et falsifications en ce qui concerne les véhicules automobiles”. Selon
les termes du dit décret, Le terme échange standard ne désigne donc pas la
réparation, la reconstruction ou la rectification d’éléments d’un moteur. Lorsque le véhicule est encore coté, la pose
d’un moteur échange standard permet généralement d’effectuer 200000 kilomètres
supplémentaires. La question est alors de savoir si la voiture elle-même
supportera ce surplus kilométrique sans autres gros frais. Si le problème concerne la culasse (haut
moteur), le type de réparations à engager va dépendre du kilométrage réel du
moteur. En effet, sur un moteur dépassant 150000 km, la remise en état d’une
culasse entraîne, par le rajeunissement du haut moteur, de trop fortes
contraintes sur le bas moteur. A brève échéance, coussinets de bielles,
vilebrequin et roulements de paliers risquent donc de rendre l’âme. Idem pour la
boîte de vitesses. En revanche, dans le cas d’un moteur affichant moins de
100000 km, une culasse échange standard est, là, tout à fait envisageable.
Sur une auto de plus de 150000 km, le
remplacement du moteur entraîne presque toujours celui de l’embrayage, du volant
moteur, de la pompe à injection, des injecteurs, du radiateur et des durits
d’eau, de la courroie d’accessoires, de l’alternateur et/ou du démarreur. Il existe deux types d’échange standard: l’un
effectué par le constructeur, l’autre réalisé par un industriel indépendant.
Tous deux sont en tous points comparables, y compris au niveau coût. Chez les
indépendants,aucun ne vendent aux particuliers. Ils “fabriquent” les moteurs
échange standard pour les constructeurs automobiles qui, à leur tour, les
vendent dans leur réseau de concessionnaires et agents. Chez les indépendants, les échanges standards sont garantis de un à deux ans, pièces et main-d’œuvre. Cependant,
les fabricants ont la même limite: les moteurs six-cylindres et plus sont en
effet très rarement disponibles en échange standard chez les constructeurs (sauf
durant les dix premières années de production, au cours desquelles ils sont
contraints de le proposer contractuellement) ou chez les
indépendants. En cas de non-disponibilité d’un moteur échange
standard, l’automobiliste doit se renseigner de la reconstruction de son propre
moteur. Techniquement très proche de l’échange standard. L’automobiliste a tout intérêt à faire effectuer
son échange standard chez un agent de marque, plutôt que chez un
concessionnaire. Le taux de main-d’œuvre y est moindre et, compte tenu de la
durée des travaux (20 heures de main-d’œuvre, voire davantage en cas de
changement des composants périphériques), l’économie réalisée est donc plus
importante. On peut aussi s’adresser à un réparateur multimarques. Pour juger de
sa compétence, il suffit “d’éplucher” le diagnostic initial sur lequel doivent
obligatoirement figurer la prise de compressions et l’analyse d’huile si le
démontage de la culasse laisse supposer un bas moteur endommagé, et si le moteur
a dépassé 150000 km. Un moteur échange standard vaut environ 30 %
moins cher qu’un moteur neuf. Une culasse échange standard vaut environ 50 %
moins cher qu’un moteur échange standard. La main-d’œuvre pour la dépose-repose
d’un moteur et de ses périphériques avoisine 20 heures. Enfin, la main-d’œuvre
pour la dépose-repose d’une culasse avoisine 12 heures. article Auto-moto (Juin 2004) |
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